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Tous les envols
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Poèmes - 27.06.2007
Deux cent un mots
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© André Gailliard
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Abracadabra l’infini
Des maux qui ne sont pas finis
Des mots de tête qu’on démonte
Avant qu’à la tête ils nous montent
Et on les fait sortir de peur
Que les détours qu’on a dû prendre
N’aillent se transformer en tours
Du haut desquelles il faut se pendre
Laisser déguerpir les voleurs
De grand chemin qui nous fustigent
Métamorphoser le vertige
Et raccrocher tous les wagons
Du train-train qui file le long
De berges où l’on n’a pas les siens
Tant pis pour eux les magiciens
Qui voudraient croire aux lapins roses
Tisser les pauses, les silences
Qui n’ont pas dit leur dernier mot
Laisser s’envoler les oiseaux
Des chansons qui taisent la chose
Omaya n’est jamais très loin
Les cris s’écrivent et se rechantent
A corps perdu sous la violence
Qui se poursuit malgré le soin
Des alchimistes qui déchantent
A déterrer sans fin des vers
Et pourquoi en faire une histoire
Pour ne pas en taire l’histoire
Bien s’aveugler avant de voir
Bien s’endormir avant le soir
Partir au loin grâce aux trous noirs
A l’autre bout de l’univers
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